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Philippe Conticini, paradis et enfer de la bouffe

 

Cet article est mon témoignage. Je ne l’ai pas rédigé sans larmes et sans douleur profonde.

L’enfer de la bouffe, je l’ai connu pendant 15 longues années au moins. On l’appelle boulimie. Comme souvent, j’ai commencé à souffrir de ce trouble au moment difficile et compliqué de l’adolescence. J’ai cru que cet enfer ne cesserait jamais et que j’allais finir par en mourir tout simplement.

La boulimie échappe totalement à la volonté. Je savais pourtant depuis longtemps ce que c’était de manger bio et équilibré. Enfant, je piquais les livres de nutrition de ma mère, passionnée de la santé.

Anorexie et boulimie

Se détruire

J’ai mené mon corps à rude épreuve. C’est vrai. Certaines personnes ne peuvent pas comprendre ces choses-là. L’enfer d’une drogue. Se détruire, encore et toujours. Avoir l’impression d’être dans un tunnel sans fin… ni faim.

Heureusement, je n’étais pas totalement seule. Heureusement, j’ai pu confier maintes fois ma détresse à mes proches, à des psychologues professionnels aussi. Seulement, on ne me croyait pas toujours, et bien souvent, on ne s’imaginait pas du tout les excès douloureux que je pouvais faire chaque jour. Moi, si frêle, comment pouvais-je engloutir plusieurs kilos d’une nourriture quotidienne grasse, sucrée, très salée sans prendre un gramme et en si peu de temps ?

En janvier, je ne « dégustais » pas la galette. J’engloutissais, tel un monstre, en même pas une heure, trois galettes entières que je tentais parfois en vain de vomir après. J’avalais des gâteaux de pâtisserie à foison… Au moment de Noël, le petit ballotin de chocolats destiné à maman, je le bouffais en 5 minutes. J’étais égoïste, j’avais une maladie de riche, comme j’ai entendu. Oui, je voulais bouffer la terre entière. Aucune nourriture ne suffisait à me remplir. J’achetais des sacs d’1 kilos de biscuits discount que j’engouffrais en une journée. Chaque jour, dès que j’étais seule, je faisais la tournée des supermarchés, des boulangeries… et des toilettes.

Ma souffrance était immense et je devais la cacher aux gens. Je devais me montrer « normale » pour garder mon emploi, pour tenter d’être aimée, pour qu’on ne me traite pas de folle.

La détresse psychologique, je l’ai connu si longtemps. Je n’étais pas heureuse, je n’arrivais pas à profiter du moment présent, même si j’ai fait de belles rencontres. J’ai eu la chance d’avoir être désirée, d’avoir été aimée, et d’avoir été soutenue, même si cela ne suffisait pas à me guérir. Je n’oublierai jamais. Je regrette aujourd’hui de n’avoir pu profiter pleinement de ces rencontres fantastiques, mais je n’en étais pas capable à l’époque.

Tout s’arrête

Pourquoi cette vie folle a cessé ? Je ne sais pas vraiment. En 2011, je suis tombée enceinte accidentellement. Un énorme chamboulement pour moi qui étais tout le temps malade, qui ne savais pas m’occuper de moi-même. Je commençais (ou tentais plutôt… ) de faire le deuil de la maternité, par sentiment d’incapacité à m’occuper de moi-même, et encore plus d’un enfant. Mais en même temps, inconsciemment, je n’acceptais pas vraiment cette résolution faite.
Je ne savais pas si je devais le garder. Les crises étaient toujours là, mon corps n’en pouvait plus, j’étais épuisée. J’ai décidé de tenter l’aventure…
Au bout de 4 mois de grossesse environ, je me suis miraculeusement lassée des crises. Pendant ces 15 années, 1000 fois j’ai voulu cesser cette vie-là et je n’y arrivais pas. Sans aucune volonté, sans aucun effort, un beau jour, je n’ai plus eu besoin de la boulimie pour m’aider à vivre : j’ai arrêté tout ça naturellement. Paul, m’as-tu sauvé la vie ?

Naître ou Renaître

Aujourd’hui, je peux dire que j’aime la vie, si belle, mais parfois si sombre, si cruelle aussi. Et dire que j’ai voulu des tas de fois la quitter.

Evidemment, vu mon parcours, la nourriture a et aura toujours une place immense dans ma vie. Aujourd’hui, ce n’est pas pour rien si je suis passionnée de cuisine.

J’ai ressenti le besoin d’écrire ce témoignage ce matin (à 5 heures… ) après être tombée hier soir sur un ancien article parlant de Philippe Conticini et de son surpoids. L’histoire de ce grand pâtissier au destin formidable, et qui avait réussi à perdre 120 kilos à 33 ans, ne peut que me toucher en plein cœur.

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Photos © Nicolas Mathéus

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Dans les troubles alimentaires, il y a toujours du désamour, une mésestime de soi profonde. Une insécurité affective : on a besoin de graisse pour nous protéger, nous rassurer.

Mes parents m’aiment et me le montrent. Il n’y a aucun doute là-dessus. Pour des raisons plus ou moins connues, j’ai cependant toujours eu une énorme difficulté à me faire confiance, et à faire confiance aux autres finalement. J’ai toujours eu excessivement peur du regard que l’on porte sur moi, à chaque instant. Cette souffrance perpétuelle m’était devenue, à un moment critique de ma vie, totalement insupportable.

Je vous souhaite une très belle fin de semaine, portez-vous bien 😉

Misspat

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28 commentaires

  1. Je viens de te lire et je suis heureuse pour toi que tu puisses aimer la ve maintenant!
    Je te souhaite une excellente année 2016 et puissions nous continuer nos échanges culinaires ou amicaux encore longtemps!
    Garde confiance en toi , tu le mérites , pour diverses raisons nous avons tous des blessures plus ou moins profondes et
    l’ouverture vers les autres, une main tendue, une oreille attentive , un peu de chaleur et d’amitié peuvent changer notre quotidien!
    Grâce à mon blog je lutte aussi contre le “regard des autres ” pour d’autres raisons et difficile de vivre avec parfois , alors je te comprends trop bien!
    avec toute mon amitié et ma compréhension!
    Bonne journée!

  2. Merci pour ce beau témoignage. Je crois que dans la vie, pour diverses raisons, on est nombreux à connaître l’enfer d’un tunnel qui semble sans fin. Tes mots sont un magnifique réconfort pour ceux qui doutent que ça puisse s’arrêter un jour.
    Bises.

  3. Quelle émotion à la lecture de ton article ce matin… Je me retrouve tellement dans tes mots / maux. Bravo pour ces lignes, qui ont dû te coûter mais aussi t’apaiser. Je crois que le monde a besoin de témoignages comme celui-ci… J’avais commencé à en rédiger un aussi, et puis… J’ai flippé. Alors encore bravo et merci, je te souhaite de poursuivre ton chemin sereinement. Les TCA sont une destruction de soit, certes, mais ils peuvent apporter beaucoup à une vie. Je ne serais pas celle que je suis aujourd’hui si je n’avais pas sombré dans cet enfer il y a quelques années. C’est seulement après coup qu’on se rend compte, une fois la tête hors de l’eau, que quelque part, finalement, ça nous a aussi construit… pas que détruit. Je t’embrasse très fort, Lili

    1. Bonjour Lili, je te remercie beaucoup pour ton message touchant. Je vais te dire honnêtement, j’aimerais tant que tu l’écrives ce témoignage car il apporterait beaucoup aux autres, mais aussi à toi-même. Mais je pense qu’il faut tout simplement se sentir prêt à exprimer les choses, et surtout vouloir le partager à beaucoup de personnes. “Candida albicans, alimentation vivante, développement personnel… En marche vers la guérison ?” est un article formidable et en dit déjà beaucoup sur toi quelque part. En parlant de tes dernières recherches et découvertes sur l’alimentation, de ta quête d’une certaine spiritualité, tu souffles déjà quelque part un morceaux de ta vie, de tes souffrances traversées.

      Finalement, chère Lili, je crois que nous devons considérer nos problèmes comme des chances à saisir ;-), tu as raison, ils nous donnent l’opportunité de nous construire : « Dans ce qui prétend nous ruiner, grandit notre trésor. » (Christian Bobin « Autoportrait du Radiateur »)

      Des bisous et à très bientôt !

  4. cleopat a dit :

    Contente que tu aies eu ce déclic, et que tu partages aujourd’hui ton amour pour une cuisine saine
    D’autre part, merci pour ton témoignage, il est un formidable espoir pour les personnes qui souffrent de boulimie !Ou de problèmes alimentaires !
    Mais aussi pour celles qui se sentent en détresse pour une raison ou une autre !
    Je ne suis pas en détresse, mais je ne suis pas non plus comme un poisson dans l’au dans ma vie quotidienne , et te remercie vraiment pour ce billet .
    Excellente année 2016

  5. résé a dit :

    wouah !!! quel courage !!
    courage de “dire” les mots, courage pour cette “aventure”, courage de publier …
    bravo à toi
    et plein de bisous “àla Résé” <3 <3

  6. Madame.

    Je suis touché par votre billet.
    Je ressens profondément chaque mots et douleurs que vous avez exprimé.
    Avoir le bonheur de transmettre, donner et partager ce que l’on est avec un enfant à qui vous avez donné la vie (c’était bien sûr plus intense pour ma femme qui l’a porté dans on ventre) est, je le crois, le plus grand des bonheurs que l’on puisse ressentir. Avec l’amour profond de son ou sa conjointe.
    Merci d’avoir partagé votre chemin de vie, aussi cruel et dur qu’il soit.
    Il est rempli d’amour et d’espoir.
    Je vous souhaite beaucoup de grandes joies à venir en les vivant chacune au moment présent .
    Philippe Conticini.

    1. Monsieur,
      Je vous remercie pour votre message de réaction à mon billet. Je suis extrêmement touchée car je ne m’y attendais absolument pas. Je le considère tout simplement comme un grand cadeau de début d’année. J’espère que j’aurais l’occasion un jour de vous rencontrer.

      Je vous souhaite également beaucoup de grandes joies à venir… et beaucoup de très belles et bonnes pâtisseries à venir bien-sûr 😉 Mais ça, je n’en doute pas !

      Delphine.

  7. Je ne trouve pas les mots pour te dire à quel point je suis épatée par ton témoignage. Si tu as osé le publier, c est que tu as franchi une sacrée étape ! J en suis heureuse pour toi !!! Bravo d avoir évoqué ce sujet… C est précieux. Je t embrasse.

    1. Bonjour Alex. Je te remercie pour ton message. Oui, tu as raison, ce billet peut être précieux pour les personnes qui ont besoin de croire que les TCA peuvent n’être qu’un passage et ne pas durer toute la vie. A l’époque, je cherchais ça tout le temps dans les forums et j’avais du mal à trouver en fait…

      Je te souhaite une belle et heureuse année ! Des bisous !

  8. Delphine,
    Merci mille fois pour avoir osé écrire cet article si personnel dans lequel beaucoup de personnes pourront se retrouver et je l’espère trouver un peu d’espoir et d’apaisement. Les TCA sont tellement dures, pour soi, pour son corps, pour l’entourage, …..
    Je suis heureuse de lire que tout cela semble derrière toi aujourd’hui et que des jours plus lumineux t’attendent. Je te souhaite tout le bonheur et l’amour que tu mérites en cette nouvelle année, merci de nous régaler chaque semaine de tes délicieuses recettes.
    Je t’embrasse. Bénédicte

    1. Bonjour Bénédicte, je te remercie beaucoup pour ton message. Ce message est en effet très personnel, mais il peut être intéressant pour ceux, en effet, qui souffrent de TCA et qui n’en voient pas l’issu. Ce message veut prouver en quelque sorte qu’il est possible de se détacher de comportements auto-destructeurs pourtant parfois bien ancrés en soi.

      Je te souhaite une très belle et douce année Bénédicte, je t’embrasse fort. Delphine.

  9. Bravo pour ton courage, et merci pour tes mots qui me touchent tout particulièrement… Cette maladie est tant synonyme de solitude que chaque voix qui s’élève est une forme de main tendue…
    Bises
    Cécile

    1. Bonjour Cécile, je te remercie beaucoup pour ton message de soutien aux personnes qui souffrent de TCA, et de comportements auto-destructeurs. Le chemin semble parfois sans issue, tellement long…

      Bref, j’espère que tu te portes bien. Je te souhaite une très belle et douce année 2016 Cécile, et à très vite pour de nouvelles gourmandises à découvrir !

  10. Ma petite Delphine, nous avions déjà vaguement abordé le sujet ensemble, sans entrer dans les détails, mais là, de lire ce témoignage très touchant, je comprends beaucoup mieux ce que tu as vécu ! Bravo à toi pour ton courage – durant ces longues années difficiles mais aussi pour avoir osé rédiger cet article – et dis-toi que c’est une belle revanche sur la vie ! C’est bien souvent quand on a touché le fond (et je parle en connaissance de cause) qu’après, lorsque finalement on arrive à sortir la tête de l’eau, on en ressort quelque part grandi (même si fragilisé(e)) et l’on perçoit la vie, le monde, d’une toute autre manière, on savoure davantage chaque instant… Je n’ai qu’un seul mot : profite ! De tout, des moindres petits instants qui te font du bien, du papillon qui passe, d’une jolie fleur au doux parfum… Parfois, je t’avoue que je me sens incomprise parce que je sais apprécier des choses qui semblent ridicules pour les autres, je peux m’extasier pour un rien, mais je m’en fiche ! ^^ Je trouve que lorsque l’on est soi-même passé(e) par des étapes difficiles dans sa vie, on développe une sensibilité extrême (dans tous les domaines), et l’on arrive à comprendre beaucoup plus de choses (à être davantage tolérant du coup), à percevoir le mal-être des autres quand personne d’autre ne s’en rend compte, à comprendre pourquoi quelqu’un réagit de telle façon alors que pour les autres c’est ridicule ou intolérable… On sait écouter. Les gens qui n’ont jamais souffert d’anxiété par exemple, ne comprennent pas que quelqu’un puisse ne pas réussir à aller travailler en entreprise, ils trouvent ça juste inadmissible et disent que la personne aurait besoin d’un bon coup de pied aux fesses… Bref, encore bravo à toi pour cette réussite et pour ton merveilleux blog 😉 Des bisous. Stéphanie

    1. Bonjour Stéphanie. Je te remercie pour ton message. Ces années ont été difficiles, très compliquées pour moi, mais aujourd’hui, cet article, je l’ai écrit facilement et sans courage. Il n’était pas prémédité, je l’ai écrit en peu de temps et sans trop réfléchir à vrai dire. J’avais le besoin de livrer ça, besoin de dire que l’on peut dans la vie se délivrer de systèmes destructeurs en changeant sa situation/ses pensées. Evidemment, du chemin, il y en a encore à faire. Mais qui n’a pas besoin de travailler sur soi, de se poser des questions régulièrement ?

      Tu as raison, les difficultés nous apporte une sensibilité “intelligente” qui nous permet de mieux percevoir certaines choses que d’autres ne verraient ou ne comprendraient pas.

      Merci à toi pour les compliments, et moi aussi, je peux te dire que ton blog, que ton travail est merveilleux. Continue comme ça, et même, fais de mieux en mieux 😉 Bisous !

  11. Chère Delphine, à la lecture de cet article, je ne peux que t’apporter tout mon soutien et mon amour. On ne soupçonne souvent pas que des personnes que l’on croit connaitre aient pu connaitre de telles souffrances. Et je sais de quoi je parle, les TCA, je connais (plutôt dans l’autre sens mais bon, c’est la même souffrance je pense). Moi aussi j’ai bien souvent hésité à publier mon témoignage, et je ne me décide pas à le faire, sûrement parce que je ne me considère pas vraiment comme “guérie”. Alors je salue ton courage : malgré ma peur, je suis persuadée que de tels témoignages sont importants, pour sortir des clichés, pour donner espoir à ceux qui sont en plein dedans et pour montrer à ceux qui ne l’on jamais vécu, de près ou de loin, à quel point cela est douloureux et que non CE N’EST PAS NOTRE FAUTE et que guérir, c’est bien chose que l’on voudrait le plus au monde….
    Je suis contente de savoir qu’aujourd’hui tu va bien, et que tout cela est derrière toi. Je t’embrasse bien fort. Bonne fin de week-end.

    1. Bonjour Milounette. Je te remercie pour ton message qui me touche beaucoup. Oui, tu as raison, anorexie et boulimie sont deux troubles liés. J’étais dans des comportements anorexiques, je perdais du poids, faisait plus de 5 heures par jour de sport, etc… avec la sensation de pouvoir tout contrôler au tout début, avant de tomber dans la boulimie.
      Ta confidence m’a ému et n’hésite pas à m’écrire en message privé (contact@cuisipat.com) si tu veux te confier encore. Merci à toi. Des bisous et très bonne année à toi !

  12. Comme je comprends ce que tu as traversé étant passée par là moi aussi.
    Je ne me considère toujours pas comme guérie même si ça va mieux. Je reste toujours fragilisée.
    Je salue ton courage pour t’être livrée comme ça. j
    Je ne sais si j’oserai le faire un jour.
    Merci de monter que l’on peut s’en sortir.
    Belle continuation 🙂
    Kali

    1. Bonjour Kali. Merci à toi-même de te livrer ici, cela me touche. Je n’ai pas eu de courage, juste un besoin de m’exprimer hier, suite à ce que je venais de lire sur Conticini. Kali, j’espère tout de même que tu te portes bien, et je te remercie pour tes petits mots régulièrement qui me font toujours très plaisir. Je t’embrasse et te souhaite une très belle et douce année 2016 !

  13. […] d’abord, je tiens à vous remercier pour vos réactions à mon dernier message sur lequel je me suis permise de parler de moi, de ce que j’ai vécu pendant de longues et […]

  14. Très touchant ton billet et plein de courage! C’est une belle leçon de vie et d’amour que tu viens de partager avec nous… Bravo à toi et continue sur cette lancée!
    Bonne et heureuse année gourmande 🙂 à très bientôt

    1. Bonjour miss. Je te remercie pour ton petit mot. Je te souhaite également une très belle et heureuse année, et vive la pâtisserie 😉

  15. Si tu savais à quel point ton témoignage me parle… j’aimerai avoir le même courage que toi, mais…. il n’en est rien… un jour peut-être… Je ne crois pas qu’on en guérisse complètement un jour. Il subsiste toujours une trace….
    Merci à toi.

    1. Bonjour Adeline. Je te remercie pour ton message qui me peine car je devine, par tes mots, que tu es encore submergée par des problèmes dans ta façon de t’alimenter. En ce qui me concerne, il est vrai que les émotions auront toujours un impact direct sur ma façon de manger, et, vu mon parcours (je n’ai pas tout noté ici), il y aura toujours un tiraillement entre le plaisir de déguster et la question de la santé par l’alimentation. Des frénésies alimentaires liées au stress, à l’anxiété, je connais encore, mais cela n’a rien à voir avec la boulimie pure et dure qui me gâchait chaque instant de ma vie.

      Si tu veux parler de toi par message privé, n’hésite pas Adeline. Mon adresse mail est contact@cuisipat.com. Je te souhaite une belle et douce année !

  16. Je découvre ton billet aujourd’hui, hyper touchant… C’est courageux de se livrer ainsi mais nécessaire à la “communauté” j’en suis sûre, de voir que d’autres s’en sortent, que tous ces comportements irrépressibles peuvent cesser un jour, il ne faut pas perdre espoir 🙂 Et pour ceux qui ne sont pas concernés, que cela puisse leur permettre de se rendre compte que ces désordres ne sont pas liés à la volonté, que c’est une forme de maladie, l’expression “quand on veut, on peut” c’est facile à dire mais bien plus complexe en réalité.
    Comme Lili, j’ai un article pour le blog que j’ai commencé sur le sujet, mais je crois que je ne le publierai jamais, pas la force pour le moment de ressasser tout ça, alors que pour moi ces soucis sont bien loin à présent. Et puis ce n’est pas facile de s’auto-analyser, je ne sais pas exactement ce qui m’a “sauvé” personnellement ! Je devrais peut-être m’allonger sur le divan d’un psy un de ces 4 ! 😉
    C’est vraiment fou quand j’y pense, de voir le nombre de blogueuses qui ont souffert (ou souffrent encore) de TCA. Le blogging culinaire nous permet peut-être d’exorciser tout ça !
    Merci Delphine pour ton témoignage ♥
    Gros bisous

  17. Je prends tout juste connaissance de ton témoignage .. Un grand bravo pour ce si bel article. Je te souhaite un immense bonheur, Delphine.
    Tendrement,

    Rose

    1. Merci Rose, je suis très touchée par ton message, notamment parce que, même si je ne te connais pas, j’adore ton blog, ce que tu fais. Bravo à toi et continues comme ça !

      Je t’embrasse fort,
      Delphine.

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